Philosophie

Dans un monde où la surveillance de masse est normalisée et les données personnelles traitées comme une marchandise, une position délibérée sur la confidentialité n'est pas un luxe mais une obligation professionnelle. Le travail de Roberto Lepori repose sur quatre principes : propriété des données, souveraineté numérique, conscience de la façon dont les citoyens deviennent des cibles, et la conviction que la vraie sécurité est une culture partagée, non un produit que l'on installe.

L'ère du tout numérique

Vos données vous appartiennent

Chaque plateforme web que vous consultez enregistre votre comportement : ce que vous consultez, le sujet qui vous intéresse, le temps que vous y passez, la photo la vidéo qui a attiré votre attention, le lien sur lequel vous cliquez, etc. Les réseaux publicitaires construisent ainsi silencieusement des profils détaillés de vous, sans votre consentement.

Je conçois des systèmes qui visent à vous prémunir des intrusions. Chiffrement, contrôle d'accès et transparence. Non pas comme de simples solutions techniques, mais comme des protections fondamentales. C'est votre droit légitime.

Souveraineté numérique

Vos données ne devraient pas être stockées sur des serveurs régis par des lois qui ne respectent pas votre vie privée. Je m'appuie sur une infrastructure hébergée en Suisse pour soustraire les informations à la juridiction des lois étrangères en matière de surveillance. Pour les entreprises suisses et européennes, cela devrait être une préoccupation majeure.

Du produit au potentiel suspect

La vidéosurveillance de masse, la reconnaissance faciale et la biométrie dans les espaces publics et privés sont désormais une réalité. Ces systèmes enregistrent les mouvements et cataloguent les individus en fonction de modèles. Pendant des années, les utilisateurs ont été le produit des plateformes numériques. Aujourd'hui, ces technologies sont de plus en plus utilisées pour étiqueter et surveiller les citoyens.

La sensibilisation avant tout

Même si les technologies sont conçues et construites avec soin, le maillon faible reste souvent la nature humaine elle-même. La confiance aveugle, la distraction ou la naïveté peuvent exploiter ces vulnérabilités, même en l'absence de défaillances techniques réelles.

La véritable sécurité commence donc par la sensibilisation et la prévention. Il ne s]'agit pas de faire peur, mais de comprendre comment les personnes malintentionnées fonctionnent et comment le virtuel peut être trompeur et biaisé.